mardi, juillet 17, 2007

Petits plaisirs philippins…

Que « là-bas » soit « chez moi »
Multitude de gamins
Les silences efficaces de Sister Swarna
Profiter du réveil des voisins.
A l’arrière d’un try baptoda
Voir defiler Cubao
Les histoires folles d’Emma
Un jus de buko
Une sieste dans une barca
Se gaver de photos
Shopping à Araneta
Marianne comme cuistot
Juste « être là »
Avec les enfants des rues, manger un morceau
Toute l’admiration de Monica
Le grand air de Bauko
Un ciné juste mon blizzard brownie et moi
Traverser le lac de Buhi au ras de l’eau
Les bouilles des Aitas
Chez Jolibee, un sundae Caramel Mango
Rongées par le soleil, les belles rides des lolas
Changer une vie avec un stylo
Dans un même temps, prendre une claque et un sourire
3jours de plage à Apo
S’anesthésier le palet pour ne pas sentir
Le goût du halo-halo
Manger juste parce que ça leur fait plaisir
Refaire une garde robe pour 100 euros
Des petites mains qui s’agrippent sans prévenir
Terminer toutes ses phrases par Po !
Des sourires et des sourires
Le bracelet d’Arnulfo
Jouer sur Cebu Pacific
Combiner maillot et moto
Descendre Laura Street
Sur du bambou, faire dodo
Manquer mourir dans un jeep
Un p’tit dej céréales et mangues séchées
Un paquet de pansit
Bouquiner
Sur les cafards, un coup de bombe
Partir pour 20 heures de trajets
Vivre en tong
Par mails aussi, sa dose amitié
Faire bosser malong
Les débuts de l’écriture dans mes carnets
Avoir le temps d’être lent
Philadelphia sur pain grillé
Catastrophes tout le temps
Les changements de couleurs des bagues de Jhe
Redécouvrir Noël à 27ans
Se faire appeler « Até »
Les god bless des enfants
Faire ses courses chez July
Kris Aquino, la nouvelle Eve
L’énergie de Precy
La folie sans trêve
Rêver sa vie
Vivre ses rêves
Remettre à Dieu, ceux qui n’ont que lui.
Partir sans bonheur, juste une belle leçon
Mettre des visages dans ses bagages,
Eviter des conclusions,
Serrez les dents et son carnet de voyage
En écrire une nouvelle page …

dimanche, juillet 15, 2007

A demain

Il y a toujours une porte entrebâillée
Quelques voix dans une cage d’escalier
Qui murmurent, se disputent et s’endorment
Autour d’elles une chanson se fredonne
C’est l’heure où les espoirs sont immenses
Où la défaite n’a pas eu sa chance
Quand vient la nuit tombée se poser
Ces deux mots qu’on prononce sans penser...

À demain
À demain
Je n’ai pas tout dit
À demain, À demain
Il suffit…

Il y a toujours une sourde impatience
Ce sentiment d’avoir eu ma chance
Qui replonge dans les lignes du passé
Réinvente celui que j’étais
C’est l’heure où les images s’entremêlent
Où les mélancolies s’amoncellent
Quand les yeux sont sur le rétroviseur...
... Le reste sur l’accélérateur...

À demain
À demain
Je n’ai pas tout dit
À demain, À demain
Il suffit…

J’ai assez
Ressassé hier,
Il reste à faire...

Martin Rappeneau

mercredi, juillet 11, 2007

MERCI !!

Dans la vraie vie, l’heure est aux valises et aux adieux…
La e-vie étant le reflet de la vrai, d’ici 2 articles, les aventures d’Emmelinophilippines se terminent aussi… C’est moment de e-saluer …
J’ai tenté l’exercice en évitant l’écueil de la sensiblerie et la tendance "remise des prix"… J’arrive po du tout!!… Alors tant pis, ce sera carrément la caricature…

Merci vraiment, du fond du cœur, je ne m’attendais pas à une telle récompense … Vraiment… Si on m’avait dit il y a un an que je terminerai cette mission, je ne l’aurai pas cru… !!
Je voudrais remercier tout ceux sans qui l’aventure EmmelinOPhilippines n’aurait pas été possible…

Ma mère, pour m’avoir mise au monde avec tout le sens qu’ont ces mots.
Mon père, pour la présence discrète mais constante qu’il n’a jamais cessé de m’offrir dans la vie comme dans la mort…
Mes frères, pour les regards fiers, francs, souvent critiques mais toujours bienveillants qu’ils posent sur ma vie.

Christian Bobin pour la Folle Allure.

Mes donateurs, pour leur soutien moral et financier.
Il fallait être sacrément riche pour se taper le luxe de choisir la pauvreté. Merci pour cette richesse

Benjamin pour ce blog, un très joli cadeau.

MRM pour la musique et la place au chaud… une certaine idée de la sérénité…

Julien, pour avoir aimer mes faiblesses et, m’avoir appris, malgré elles, à aller plus loin, à viser plus haut, à rêver plus fort…

Aux professionnels de la profession …
Claire pour l’initiation,
Marianne pour la colocation,
Alienor pour m’avoir encadrée, soutenue et aidée à prendre et comprendre toute l’ampleur de cette mission.
Par ordre d’apparition : Marie, Edouard, Lydia, Diane, Lolo, Pascaline, Charles, Steph, Melou, Coco, Daf, Tim, Simon, Clarisse, pour leur soutien, leur écoute et leur amitié.
Charlotte, parce que je serais bien incapable de partir sans savoir qu’il y a quelqu’un ici, pour prendre soin d’eux… Profites en bien !

bien sure… à vous cher public…
Ce fut un réel plaisir de vous faire découvrir ce pays, de partager un peu de cette expérience unique. Vous avez été une jolie excuse pour conserver les yeux ouverts, prêts à l’étonnement et prendre un peu de recul sur cette aventure. Pour vos commentaires, votre attention, votre soutien…

Aux Philippines, aux philippins,
Leurs joies, leurs détresses, leurs folies…
Mes responsables de programmes pour leurs confiances, leurs confidences, leurs prières…
Les quelques 800 enfants qui m’ont ouvert leurs foyers, maisons, centres, orphelinats, leurs écoles, leurs vies et leurs coeurs…
If I don’t see u again in this life, I will in the next one... May God protect and bless u all.

Maraming Salamat Po !
Até Emmeline

lundi, juillet 09, 2007

Tagore

« Je dormais, et rêvais que la vie n’était que joie,
Je m’éveillais et je vis que la vie n’était que service.
Je servis, et je compris que le service était la joie. »

Tagore



Et aussi ...
Je dormais, et revais que la vie était un long fleuve tranquille qui ne changeais jamais,
Ce matin, je m'eveillais et compris qu'il fallait quitter les Philippines, pour rentrer en France,
Je prépara mes bagages... et je me tapa un gros coup de flippe !!
Mimine

samedi, juillet 07, 2007

Inédits

Par respect du rythme ou par volonté d'épargner mes lecteurs d'un trop plein de misère, je n'ai pas publié l'ensemble de ce que j'ai écrit... Cependant certains de ces messages correspondent à des réalités qui ont fait partis de cette expérience... Séance de rattrapage

17ans… (Septembre)
… mon bac français, les tarots au Magnolia, mon premier amour, les vacances de ski aux Arcs entre jeunes-cools-branchés, une toute petite crise d’ado de rien du tout, les confidences avec Bertille dans les allées des Ibis, l’exposé d’anglais sur les élections américaines… Nico mettais son pull sur ses cheveux pour imiter Sœur Monique, les samedi après-midi au Soubise se terminaient devant Beverly Hills…

17ans…
… C’est l’age de Malory… Elle vit avec ses amis, dans les rue de Manille… Son père les a abandonné quand elle avait 10ans, sa mère s’est remarié avec un homme qui ne veut pas entendre parler d’elle… Elle est plus ou moins sous la responsabilité de sa grand mère… Elles n’ont rien, alors Malory va chercher de quoi survivre dans la rue… Elle fait la manche, vend des journaux, vole…
Une nuit, Judith est venue la chercher sous ses cartons, lui a offert de dormir au sein de la fondation He cares… Elle vient, souvent… pour dormir, pour manger… pas tout le temps, ce serai se livrer… et la confiance totale… elle s’en méfie… Depuis 2 ans, elle a un parrain en France qui paye l’école, alors, elle y retourne… un peu, beaucoup… Elle a rattrapée le retard de ses années de rues et fait partie des têtes de classe…

17ans…
… C’était l’age de Malory…
Elle est morte, hier, d’une balle dans l’œil… et personne ne sait pourquoi, ni qui…


La Fête des morts (Novembre)
Tous le monde sait ce que c’est ? … rien d’extraordinaire … une fleur et une demi-heure au cimetière… emballé, c'est pésé !
Non non !! La fête des morts : … c’est pour les morts … et c’est une fête … Et une fête, ça se fête…
Alors on rassemble la famille proche et moins proche, on invite les voisins et amis, si jamais il n’ont pas de tombe à portée de main et on organise "un week-end sur tombe"… Pendant deux jours, les rues sont vides et les cimetières pleins : on vit, on mange, on dort, on joue tous ensemble au cimetière.
On retrouve ses voisins de tombe laisser l’année dernière, et pour être sure de ne pas s’ennuyer après le déjeuner, on embarque la machine à karaoké et on chante…
Le cimetière un jour des morts aux Philippines, c'est un peu comme le champ de Mars un soir de résultats du bac !!!

Comment expliquer que je sois si bien ici? (janvier)
Tant de gens s’entassent sur le bord de mes trottoirs,
Tant de poubelles, et d’êtres humains qui fouillent dedans,
Tant de décharges et de familles qui vivent dessus,
Tant d’enfants seuls qui travaillent et mendient,
Tant de cartons qu’on appelle maisons,
Tant de bout de choux à l’affût d’attention, d’affection,
Tant de richesses et si peu qui en profitent,
Tant de jeux et si peu pour jouer,

Et moi, je vais bien, au milieu de tout ça… (!!!???)
Si je suis aveugle, le moment venu, on me réveillera.
Pour l’instant, le plus flagrant, c’est la joie…

(Effectivement, c'est le plus flagrant... Mais j'étais un peu aveugle assurément, car c'est plus comfortable, n'est-ce pas?... J'ai bien compris là, j'ai bien compris !)

jeudi, juillet 05, 2007

Mariages de l'été...

... A la philipppine...
Ca c'est une idée !!

lundi, juillet 02, 2007

Jeux d'enfants

Après un an dans les cours de récré… Force est de constater que « question jeux », la terre manque un peu d’imagination….
Le sport star, ici, c’est le basket !! Puis vient le volley ball, le badmington...

Il existe aussi les inconditionnels «Jouer au papa & à la maman», «jouer au docteur», «cache-cache», « 123Soleil » appelé « Tago Tago Ann », l’élastique, les billes, la corde à sauter…

Plus spécifique aux Phillipines les « tex ». Ce sont des paquets de petites images aux contours de couleurs représentant des figurines de dessins animés. Le but est de jeter en l’air les images en annoncant une couleur et, plus les cartes retombent sur la couleur annoncée, plus on cumule de points.
Il y a aussi le «jack stone» : on fait rebondir une balle, de la même main prend une pierre et récupére la balle avant le deuxième rebond… le but est de prendre le plus de pierres possibles…