Montinlupa
Dans chaque province philippine a sa prison, un centre de détention provisoire, dans lequel on attend son jugement… jusqu’à 10ans!
Une fois jugés, les prisonniers sont envoyés à Montinlupa, la prison d’état.
5hectares, au sud de Manille, qui enferment plus de 25 000hommes répartis dans 3centres de détentions.
Budget par tête et par jour : 35pesos pour la nourriture (0,5euros) et 1peso pour les medicaments.
- La maximale : 18000 hommes, toutes les peines de plus de 10ans.
2000 d’entres eux sont à l’hôpital, ils se divisent en 5 cellules : la cellule d’observation, les tuberculeux, les maladies respiratoires, les maladies de peau, les psychatriques, et une salle ... fourre-tout.
- La medium : 6000 hommes, ils leur restent entre 2 et 10ans. Pas d’hôpital mais des centres de formation, une école, pour préparer la sortie.
- La minimum : Un peu moins de 2000 hommes, qui vivent avec un t-shirt de couleur, ils rentrent et sortent comme ils le souhaitent, peuvent se balader dans la ville, mais sont obligés de rentrer pour la nuit. 600 d’entre eux ont finis leurs peines, mais personne n’est venue les chercher et ils n’ont pas de quoi rentrer chez eux…
Ces prisons sont de véritables villes dans la ville : Les prisonniers sont tenus d’être dans leur cellule de 18h à 6h. Ils y sont entre 100 et 80 par cellule.
Le reste du temps, il circulent librement dans l’enceinte du camp. On y trouvent toutes les églises, des marchés, des galeries d’art, des restaurants, des boutiques de souvenirs, des terrains de sports…
Les femmes quittent leurs familles, leur maison, leurs parents et amis et viennent s'installer ici… Dans des placards… Les familles sont autorisées de 6h à 18h du mardi au dimanche… Elles vont et viennent, tiennent une épicerie, un étal de fruits, une cantine dans la prison. Elles construisent leurs familles, font des enfants, les assument, les portent et les accouchent, seules dans leurs placards… Elles maintiennent ce lien entre les lions en cage et les enfants de prisonniers qui voudraient souvent être « juste » des enfants, sans prison… Et qui ne savent quasiment jamais pourquoi leur père est là…
Du peu que je sais de nos prisons, soit le livre du medecin de la Santé, je pense que nous avons certaines choses à apprendre des Philippines : La prison, c’est une privation de liberté mais le droit à l’intimité, à la famille est intact, même si compliqué. On leur a laissé leur sociabilité, et donc leur humanité.
Une fois jugés, les prisonniers sont envoyés à Montinlupa, la prison d’état.
Budget par tête et par jour : 35pesos pour la nourriture (0,5euros) et 1peso pour les medicaments.
- La maximale : 18000 hommes, toutes les peines de plus de 10ans.
2000 d’entres eux sont à l’hôpital, ils se divisent en 5 cellules : la cellule d’observation, les tuberculeux, les maladies respiratoires, les maladies de peau, les psychatriques, et une salle ... fourre-tout.
- La medium : 6000 hommes, ils leur restent entre 2 et 10ans. Pas d’hôpital mais des centres de formation, une école, pour préparer la sortie.
- La minimum : Un peu moins de 2000 hommes, qui vivent avec un t-shirt de couleur, ils rentrent et sortent comme ils le souhaitent, peuvent se balader dans la ville, mais sont obligés de rentrer pour la nuit. 600 d’entre eux ont finis leurs peines, mais personne n’est venue les chercher et ils n’ont pas de quoi rentrer chez eux…
Ces prisons sont de véritables villes dans la ville : Les prisonniers sont tenus d’être dans leur cellule de 18h à 6h. Ils y sont entre 100 et 80 par cellule.
Le reste du temps, il circulent librement dans l’enceinte du camp. On y trouvent toutes les églises, des marchés, des galeries d’art, des restaurants, des boutiques de souvenirs, des terrains de sports…
Les femmes quittent leurs familles, leur maison, leurs parents et amis et viennent s'installer ici… Dans des placards… Les familles sont autorisées de 6h à 18h du mardi au dimanche… Elles vont et viennent, tiennent une épicerie, un étal de fruits, une cantine dans la prison. Elles construisent leurs familles, font des enfants, les assument, les portent et les accouchent, seules dans leurs placards… Elles maintiennent ce lien entre les lions en cage et les enfants de prisonniers qui voudraient souvent être « juste » des enfants, sans prison… Et qui ne savent quasiment jamais pourquoi leur père est là…
Du peu que je sais de nos prisons, soit le livre du medecin de la Santé, je pense que nous avons certaines choses à apprendre des Philippines : La prison, c’est une privation de liberté mais le droit à l’intimité, à la famille est intact, même si compliqué. On leur a laissé leur sociabilité, et donc leur humanité.

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