… Le bout du monde !
Trois heures de bateau… Padillo, une vingtaine de huttes en bambous délabrées…tout le monde descend… Burdéos est de l’autre coté… Il y a trois jeepney… Bartez m’indique le mien… Je monte et attends qu’il se remplisse avant de partir… C’est pas gagner ! Il y a juste une mère de famille avec un sourire de Zézette épouse X qui caresse les têtes de ses filles endormies, une sur chaque genoux. Ils sont tous entrain de prendre un repas à l’unique cantine du bled…
Après quelques minutes, je tilte! Sur les indications qu’on m’a laissé, il y a écrit « 1 à 4heures de route suivant l’état de la piste »… Je descend, demande s’il y a un truc comme des toilettes… Trois femmes qui étaient dans le bateau me font contourner la cantine… et restent toutes les trois devant la porte … au cas où… tout va bien ? Oui, oui je vais très bien…
L’intérieur du jeep est capitonné de velours rouge et parsemé de miroirs… on se croirai en boite… Un type énorme s’est endormi et ronfle à un niveau sonore étonnant… On démarre… Après quelques minutes, la mère de famille demande que l’on s’arrête… Un homme monte … Elle crie plus fort… Un autre homme sort d’une maison, une bouteille d’1l de bière dans la main gauche, un verre plein dans la main droite… il titube… s’applique mais galère pour monter… je suis morte de rire… Pas besoin de comprendre le tagalog pour savoir que l’australopithèque est entrain de se prendre un savon !
Je me demande comment le volontaire qui a ouvert ce programme s’est-il retrouvé là…
Pendant deux heures, nous allons avancé, mètre après mètre, sur une piste boueuse et glissante… puis au détour d’un col … Une baie d’un bleu parfait parsemée de minuscules îles se détache du paysage de cocotiers … Burdéos !
Ici, il n’y a pas d’essence, pas d’eau courante, pas d’eau potable à vendre, pas de ligne téléphonique, Internet pas plus, pas de journaux, l’électricité fonctionne de 14h à 20h…
C’est au sein de ce convoi disco constitué d’un Koubiac ronflant, Barbez vieillissant, Johnny Philippin, Zézette, l’australopithèque et leurs enfants que j’atteints le bout du monde…
Après ça… sur cette latitude là… c’est le Guatemala…
Après quelques minutes, je tilte! Sur les indications qu’on m’a laissé, il y a écrit « 1 à 4heures de route suivant l’état de la piste »… Je descend, demande s’il y a un truc comme des toilettes… Trois femmes qui étaient dans le bateau me font contourner la cantine… et restent toutes les trois devant la porte … au cas où… tout va bien ? Oui, oui je vais très bien…
L’intérieur du jeep est capitonné de velours rouge et parsemé de miroirs… on se croirai en boite… Un type énorme s’est endormi et ronfle à un niveau sonore étonnant… On démarre… Après quelques minutes, la mère de famille demande que l’on s’arrête… Un homme monte … Elle crie plus fort… Un autre homme sort d’une maison, une bouteille d’1l de bière dans la main gauche, un verre plein dans la main droite… il titube… s’applique mais galère pour monter… je suis morte de rire… Pas besoin de comprendre le tagalog pour savoir que l’australopithèque est entrain de se prendre un savon !
Je me demande comment le volontaire qui a ouvert ce programme s’est-il retrouvé là…
Pendant deux heures, nous allons avancé, mètre après mètre, sur une piste boueuse et glissante… puis au détour d’un col … Une baie d’un bleu parfait parsemée de minuscules îles se détache du paysage de cocotiers … Burdéos !
Ici, il n’y a pas d’essence, pas d’eau courante, pas d’eau potable à vendre, pas de ligne téléphonique, Internet pas plus, pas de journaux, l’électricité fonctionne de 14h à 20h…
C’est au sein de ce convoi disco constitué d’un Koubiac ronflant, Barbez vieillissant, Johnny Philippin, Zézette, l’australopithèque et leurs enfants que j’atteints le bout du monde…
Après ça… sur cette latitude là… c’est le Guatemala…

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